« GÉOPOLITIQUE : TERRITOIRES ET ENJEUX DE POUVOIR »

  • Domaine : Sciences humaines et sociales
  • Mention : Géopolitique
  • Parcours : Géopolitique :  Territoires et enjeux de pouvoir
  • Responsable du parcours : Frédérick Douzet
  • Master sur deux ans
  • Trois spécialisations possibles :

CONDITIONS D’ACCÈS

  • Pour les étudiants ayant suivi la première année de la mention géopolitique : avoir soutenu un mémoire et obtenu la mention assez bien ainsi que les unités d’enseignements obligatoires.
  • Pour les étudiants venus d’autres UFR de Paris 8 ou d’autres universités : sur dossier, entretien et présentation d’un mémoire de 60 pages minimum ayant obtenu la mention assez bien
  • Pour les étudiants étrangers et pour les étudiants venant d’écoles privées et publiques (commerce, journalisme, relations internationales, architecture, urbanisme…) qui se placent à un niveau d’études comparable : Validation des acquis (équivalences).
  • Validation des acquis de l’expérience (VAE).
  • Projet de recherche

OBJECTIFS

Consacrée à l’apprentissage des connaissances sur les grandes aires géopolitiques et à l’approfondissement des concepts géopolitiques et techniques d’analyse spatiale. L’entrée directe en deuxième année est possible, la deuxième année est construite sur trois axes :

  • Acquisition de connaissances sur les grandes aires géopolitique par le suivi des séminaires d’enseignants et de conférenciers spécialisés.
  • Approfondissement méthodologique : Analyse spatiale diatopique, schémas d’acteurs diatopiques, représentations géopolitiques.
  • Approfondissement épistémologique : Analyse critiques des concepts géopolitiques

MODALITÉS DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES

  • Validation des EC et notation du mémoire ou du rapport de stage par le jury composé d’au moins deux enseignants titulaires. La note du mémoire correspond à la mention de diplôme.

MOBILITÉ

Voir les partenaires académiques internationaux dans la rubrique “partenariats

DÉBOUCHÉS PROFESSIONNELS

Enseignement supérieur, organismes de recherche, ministères (Défense, Affaires Etrangères, Intérieur, Politique de la ville, etc.), journalisme, consultants en entreprises. Ce master recommande de faire un stage dans certains organismes (médias, entreprises, O.N.G., ambassades, ministères, collectivités territoriales…) afin de s’ouvrir à une insertion professionnelle autre que la recherche stricto sensu.

ÉLÉMENTS DE PROFESSIONNALISATION : STAGE FACULTATIF OU CONTRAT D’APPRENTISSAGE EN MASTER 2

  • Le stage en M2 et la validation du M2 par un rapport de stage est autorisé si le mémoire de M1 a obtenu la note de 14  (mention bien). Quatre mois de stage conseillés. L’étudiant s’inscrit néanmoins en M2 avec un sujet de mémoire classique qu’il travaille tant qu’il n’a pas signé de convention de stage.
    1. L’étudiant doit communiquer le mémoire de M1 s’il n’a pas été fait à l’IFG
    2. Le stage ne doit, en aucun cas, remettre en cause l’assiduité aux cours de l’IFG, les lundi et mardi d’octobre à avril.
    3. Le maître de stage doit faire parvenir un profil de poste, indiquant précisément les missions confiées.
    4. L’IFG se réserve la possibilité de demander au directeur de stage de siéger en tant que membre du jury pour la soutenance du rapport.

voir liste des stages effectués dans le cadre du Master 2

  • Si l’étudiant trouve un stage, le rendu final est  constitué d’un rapport de stage de 50 pages contenant au moins 5 cartes . Le rapport contient :
    1. Présentation géopolitique de l’institution/association, historique de l’organisme d’accueil, missions, relations avec d’autres acteurs (faire un schéma), moyens humains et matériels, représentations (discours, idéologie, arguments, politique de communication), enjeux de ses activités, lieux des activités, budget (public/privé…) personnalités…
    2. Présentation de la fonction et du travail développé durant le stage (mission ou projet accompli)
    3. Appréciation sur le stage: / retour d’expérience : lacunes constatées, difficultés rencontrées, dans quelle mesure la formation reçue à l’IFG a préparé l’étudiant au travail et à la situation du stage
    4. Intérêt de la fonction, quantité de travail, ambiance, aide

INITIATION À LA CARTOGRAPHIE DÉCISIONNELLE ET OPÉRATIONNELLE

Cette formation est destinée à donner aux étudiants les clés de la cartographie opérationnelle et décisionnelle.
Après avoir présenté quelques aspects théoriques de la cartographie géopolitique, les étudiants travailleront sur des cas concrets où la carte a été utilisée comme support de communication et d’outil d’aide à la décision.
L’essentiel de la formation sera consacré à la réalisation, sous forme d’atlas, d’un projet de cartographie décisionnel et opérationnel, par les étudiants, soit à destination de leur employeur (stage, apprentissage) soit afin de résumer l’essentiel de leurs travaux de recherche (mémoire) en un ensemble de quelques cartes.
Certains projets cartographiques pourront être publiés sur le site du cabinet de conseil Cassini et de l’Institut Français de Géopolitique.

Enseignements Théoriques et Méthodologiques (6 ECTS – 51h)

Démocratie et Géopolitique (3 ECTS -30h) Barbara Loyer

Ce cours aborde la démocratie non seulement comme un système fondé sur la liberté d’expression, le vote et la séparation des pouvoirs, mais aussi comme une représentation géopolitique, ce qui explique que des situations comparables soient considérées comme légitimes dans certains pays et illégitimes dans d’autres. À travers des exemples contemporains ou d’actualité on aborde les représentations contradictoires selon les lieux et les époques de différents concepts aux cœurs de l’enjeu démocratique : peuples, État, souveraineté, minorités, Occident, question post coloniale, etc., ainsi que l’approche géopolitique des élections, l’évolution des priorités au sein des institutions internationales. Les étudiants sont invités à participer avec notamment la présentation de leurs études de cas effectuées durant leur année de M1.

Méthodes et Représentations (3 ECTS – 21h) Jérémy Robine

Ce séminaire de recherche est l’occasion d’appliquer la démarche d’analyse géopolitique telle que l’ont conçue Yves Lacoste et Béatrice Giblin à différents conflits liés à l’actualité internationale, aux travaux de recherche des étudiant·e·s, ou à l’histoire de l’École Française de Géopolitique. Il s’agit d’un séminaire et non d’un cours classique, visant à enseigner par la mise en œuvre l’analyse des représentations spatiales et l’articulation des niveaux géographiques d’analyse. Des séances sont dédiées à quelques-unes des questions majeures en géopolitique, comme la nation et les identités ou le rapport au terrain et aux personnes enquêtées, ainsi qu’aux grandes étapes historiques de construction de la démarche géopolitique.

Enseignements de Culture Générale Géopolitique (10 ECTS- 144h)

Géopolitique des États-Unis (1 ECTS- 15h) Frédérick Douzet

Monde Indiens (1 ECTS- 15h) Isabelle Saint-Mézard

Géopolitique régionale 2 (1 ECTS- 15h) Amaël Cattaruzza

Géopolitique de la Chine (1 ECTS- 15h) Isabelle Saint-Mézard

Géopolitique de la France (1 ECTS- 15h) Philippe Subra

Le cours est consacré à la géopolitique interne de la France. Après être revenu sur le contexte historique (centralisation, effacement de l’échelle régionale, émiettement communal) il aborde principalement la question de la gouvernance territoriale (régionalisation, décentralisation, intercommunalité) à travers les processus de réforme territoriale en cours (loi MAPTAM sur les métropoles, redécoupage des régions, loi NOTRe). Une deuxième partie du cours est consacrée aux évolutions électorales en cours à partir des exemples de la crise de la banlieue rouge et des progrès du Front national.

Géopolitique du Sahel (1 ECTS- 15h) Ali Bensaad

Géopolitique de l’Iran et de la Turquie (1 ECTS- 15h) Ali Bensaad

Géopolitique de l’Europe (1 ECTS- 15h) Barbara Loyer

Ce cours aborde dans une première partie des questions relatives à l’ensemble européen : les limites géopolitiques de l’Europe et de l’Union Européenne, la question démographique et migratoire, la relation franco-allemande. Dans une deuxième partie il aborde la question des points de vue internes aux Etats sur l’Union européenne l’extrême droite en Europe, les élections européennes, les mouvements nationalistes régionaux et irrédentistes (Belgique, Grande Bretagne, Espagne..).

Géopolitique de l’espace russe 2 (1 ECTS- 12h) Jean-Robert Raviot

Ce cours, intitulé Géopolitique de la Russie et des espaces post-soviétiques”, vise à initier les étudiants aux grandes questions géopolitiques à l’œuvre dans cet espace au début du XXIe siècle. Dans un premier temps, il aborde la constitution du territoire russe sous l’angle de l’histoire de l’Empire russe. L’histoire de l’URSS et les problématiques géopolitiques qui lui sont liées sont abordées en seconde partie : l’URSS est vue à la fois comme une “grande puissance” dans la guerre froide, mais aussi comme un “Empire multiethnique” ayant mis en œuvre un modèle de convivance entre les nationalités. Le cours est orienté sur les paradoxes et les limites de ce modèle, en observant en particulier la manière dont il s’est délité dans les années 1989-1991, conduisant à l’éclatement de l’URSS. La troisième partie du cours est consacrée plus spécifiquement à la Fédération de Russie, étudiée dans ses problématiques de “géopolitique interne” (géoéconomie, questions sociales, question d’administration du territoire), puis dans sa dimension internationale, dans un chapitre intitulé “La puissance russe au XXIe siècle”.

Géopolitique de l’Afrique (1 ECTS- 12h) Bezunesh Tramu

Ce cours débute par une introduction aux grands événements ayant abouti à la formation contemporaine de l’ensemble africain comme la naissance des états issus de la décolonisation ou la mise en place d’institutions continentales et régionales. Les grands thèmes présidant aux mutations territoriales récentes seront par la suite abordés (les ressources, la démographie et les migrations internationales, les relations avec les puissances émergentes…). Les conflits internes ou interétatiques seront examinés en dernière partie au travers d’exemples géopolitiques sous régionaux.

UE Découverte (4 ECTS- 60h)

 Anglais (1 ECTS- 15h) Maxime Chervaux

Ce cours a pour objectif de développer les cinq compétences en langue anglaise (CECRL : compréhension écrite, compréhension orale, expression écrite, expression orale, interaction) à travers l’étude de thématiques géopolitiques contemporaines.

A côté de cours de géopolitique générale, permettant aux élèves de travailler en langue anglaise sur des questions proches de l’actualité, plusieurs groupes sont dédiés chaque année à des thématiques géopolitiques spécifiques.

Présentation orale en anglais (1 ECTS- 15h) Maxime Chervaux

Insertion Pro, (1 ECTS- 15h) Carine Moin

EC Libre (1 ECTS- 15h) (NC)

Séminaires de Recherche au choix (1 ECTS- 15h)

Séminaires de Recherche, 15h (Ali Bensaad)

Séminaires de Recherche, 15h (Amaël Cattaruzza)

Séminaires de Recherche, 15h (Frédérick Douzet)

Séminaires de Recherche, 15h (Barbara Loyer)

Séminaires de Recherche, 15h (Jérémy Robine)

Séminaires de Recherche, 15h (Isabelle Saint-Mézard)

Séminaires de Recherche, 15h (Philippe Subra)

Séminaires de Recherche, 15h (André Filler)

Séminaires de Recherche, 15h (Kévin Limonier)

La spécialisation « Gestion des risques géopolitiques » vise à permettre aux étudiants à distinguer et hiérarchiser différents types de risques selon les actions envisagées sur le terrain et la nature des acteurs (entreprises, ONG, institutions, cultures nationales et cultures d’entreprises, armée). Elle est constituée d’un cours de méthodologie dont l’objectif est d’appréhender comment les méthodes et savoirs faire acquis en M1 (recherche, raisonnement, connaissances, cartographie, infographie des stratégies d’acteurs et des chronologies multiscalaires, analyse des images) peuvent être rapidement mobilisées sur des études de cas concrètes. Un cours de cartographie opérationnelle (logiciel QGis, présentation de la profession d’analyste risque) accompagne la réalisation d’études de cas en groupes. Des cours de culture générale précisent la notion de risque appliquée à l’islamisme, à la cybersécurité, à la situation géopolitique de certains États.

Cours de la spécialisation

  • Approche géopolitique du Risque (2 ECTS – 15h)
  • Étude pratique de Risques géopolitique (2 ECTS – 15h)
  • Analyse spatiale du Risque géopolitique (2 ECTS – 15h)
  • Initiation aux SIG & Cartographie opérationnelle (2 ECTS – 15h)
  • Géopolitique de l’islamisme (2 ECTS – 15h)
  • Risques géopolitiques Pakistan (2 ECTS – 15h)
  • Cybersécurité et gestion du risque (2 ECTS – 15h)
  • Géopolitique de la gestion des crises et de la paix (2 ECTS – 15h)

Le parcours « Cyberstratégie et terrain numérique » a pour objectif de former des spécialistes de sciences humaines aux enjeux stratégiques de la révolution numérique et aux outils qui permettent d’en exploiter les données disponibles en sources ouvertes. Il vise, d’une part, à former des spécialistes du cyberespace —et plus généralement de la datasphère— comme objet géopolitique et, d’autre part, à permettre à tous les étudiants d’apprendre à utiliser les ressources de la datasphère pour faire de l’analyse géopolitique. L’approche géopolitique est essentielle pour le maniement de ces ressources qui nécessite un socle de connaissances techniques mais permet, par le croisement d’immenses volumes de données spatialisées et non spatialisées, de comprendre les relations entre acteurs, les stratégies d’influence et les enjeux d’un conflit géopolitique ou d’un marché sensible.

Cours de la spécialisation

#cyberguerre : interactions stratégiques entre États (2 ECTS – 15h)

La datasphère est un objet, un théâtre et un vecteur d’attaque dans les conflits géopolitiques, comme en témoigne la prolifération de termes pour désigner les logiques d’affrontement : cyberguerre, cyberconflits, manoeuvres informationnelles, cyberattaques, cybersécurité. L’analyse géopolitique prend en compte les représentations et jeux des acteurs ; les rivalités de pouvoir et les conflits d’intérêts ;  les stratégies et les modes opératoires ; les rapports de force et les enjeux stratégiques à différents niveaux d’analyse.

Comprendre, anticiper et mitiger le risque cyber (2 ECTS – 15h)

Ce cours vise à donner aux étudiants les fondamentaux de la cybersécurité. Il leur permettra de comprendre  pourquoi les entreprises et les institutions doivent s’intéresser à leurs risques de cybersécurité et en quoi l’analyse de ces risques est essentielle pour articuler la vision stratégique d’une organisation. Il aborde ensuite les méthodologies pour identifier, hiérarchiser, mitiger et restituer les risques de cybersécurité d’une organisation. Le cours exposera également l’écosystème de la cybersécurité en France et ses grands enjeux, en particulier les défis de la coopération et du partage d’information. Les étudiants apprendront comment réagir en cas d’incident, quelles sont les spécificités d’une crise de cybersécurité et comment y préparer son organisation. L’objectif du cours est de permettre aux étudiants de comprendre comment organiser et gérer la cybersécurité d’une organisation.

Cyberstratégie des grandes puissances : perspectives régionales (2 ECTS – 15h)

L’objectif de ce cours est de fournir aux étudiantes et aux étudiants un panorama de la manière dont les principaux acteurs étatiques s’approprient le cyberespace comme lieu de projection de leur puissance. Il sera notamment question de remettre en perspective la stratégie de ces Etats dans le cyberespace avec des traditions, pensées et pratiques plus anciennes – tout en analysant comment l’espace numérique est mobilisé par ces acteurs dans des rivalités géopolitiques spécifiques. Les principaux acteurs étudiés seront la Chine, la Russie, l’Union Européenne ainsi que diverses puissances émergentes.

Enjeux stratégiques et démocratiques des données numériques (2 ECTS – 15h)

La datasphère présente de nouveaux défis pour la sécurité collective, la prospérité des économies, les valeurs de la démocratie et la souveraineté des Etats. Les enjeux de politiques publiques concernent notamment :

  • la régulation internationale pour assurer la paix et la stabilité du cyberespace face à la prolifération des outils et des opérations offensives
  • les conflits de juridictions entre Etats ou entre Etat et secteur privé et la transformation de l’exercice des pouvoirs régaliens des Etats face à la puissance des plates-formes d’intermédiation
  • le développement des technologies numériques (IA, 5G, cloud, etc.)
  • les enjeux et stratégies de souveraineté numérique dans un contexte de compétition stratégique
  • les questions éthiques, juridiques et démocratiques dans un environnement qui offre à une multitude d’acteurs un accès inédit aux données personnelles

Droit et éthique des données (2 ECTS – 15h)

L’objectif du cours de droit et éthique des données est de montrer comment l’importance croissante de la collecte et de l’exploitation des données numériques s’accompagne d’une nécessaire régulation par le droit ainsi que par des comportements respectant les libertés individuelles et collectives.
Le cours évoque notamment les usages des systèmes d’information, la répression des atteintes aux données numériques, les règles particulières protégeant les données personnelles ainsi que les nouvelles problématiques éthiques et juridiques posées par les traitements algorithmiques de big data.

Terrain numérique : perfectionnement (2 ECTS – 15h)

Ce cours est conçu comme le prolongement du cours « terrain numérique : initiation » dispensé en M1. Il a pour objectif de faire acquérir aux étudiantes et étudiants une pratique avancée de certains outils d’investigation numérique et d’OSINT dans l’objectif de compléter et d’enrichir leur terrain. Il sera notamment question dans ce cours de perfectionner le recours à la théorie des graphes en géopolitique, d’apprendre à extraire des métadonnées issues de réseaux sociaux, de construire des enquêtes numériques en apprenant à extraire une information stratégique à partir de données techniques, et plus largement d’intégrer les méthodes d’enquêtes OSINT aux projets de recherche des étudiants.

Approche technique de l’espace numérique (2 ECTS – 15h)

L’objectif de ce cours est de s’approprier les concepts et outils techniques nécessaires à la compréhension des enjeux cyber. Seront traités dans ce cours les thèmes suivants :

  • Introduction au fonctionnement (et à la gouvernance) d’Internet.
  • A quoi ressemble une cyberattaque
  • Introduction aux outils réseau et à la programmation en python
  • Enjeux autour des données personnelles et modélisation du contrôle dans un système d’information

Science des données et technologies numériques (2 ECTS – 15h)

Ce cours met en évidence les dimensions sociales et politiques inhérentes à la construction et au fonctionnement des outils numériques. Pour ce faire, il s’applique à expliquer dans les grandes lignes les principes de fonctionnement de quelques technologies actuelles et futures (Big Data et sciences des données, Cloud Computing, IA, 5G) pour montrer en quoi leur mise œuvre et les usages qui en sont fait peuvent évoluer en fonction des groupes sociaux et des sociétés, et en quoi ils peuvent révéler des jeux d’acteurs à différentes échelles (coopérations, rivalités, concurrence, etc.). Ainsi, il s’agit de voir comment le politique s’immisce au cœur même des objets techniques.

Le parcours « espaces russes et post-soviétiques » offre aux étudiants une formation de spécialiste du monde russophone. Les étudiants qui intègrent le parcours « espaces russes et post-soviétique » ont le choix d’effectuer :

  • Un mémoire de recherche comprenant obligatoirement une étude de terrain. Chaque étudiant doit passer au minimum deux à trois semaines sur le territoire spécifique qu’il étudie – des rivages de la Baltique à l’extrême orient russe en passant par l’Ukraine, la Tchétchénie ou l’Asie centrale. Le parcours « espace russes et post-soviétiques » bénéficiant d’un important réseaux de contacts en Russie (Moscou, Saint-Pétersbourg et province) et dans la plupart des anciennes républiques soviétiques, des facilités de logement et/ou de visa peuvent être trouvées.
  • Un stage de longue durée ou un apprentissage en alternance. Le parcours « espace russes et post-soviétiques » entretient des partenariats de longues dates avec plusieurs institutions publiques (Ministère des Armées, Ministère des affaires étrangères …) entreprises privées (secteur de l’intelligence économique et stratégique, secteur du développement d’entreprises dans la zone russophone …) et d’ONG.

Le parcours « espaces russes et post-soviétiques » donne la possibilité aux étudiants de partir un semestre à l’Université d’état en sciences humaines et sociales de Russie (RGGU) à Moscou. Les étudiants inscrits au programme auront donc une double diplomation russe et française.

Une connaissance, même rudimentaire, de la langue russe est recommandée mais pas obligatoire, dans la mesure où des cours de langue sont dispensés dans le cadre de la formation.

Insertion professionnelle : Compte tenu du regain général d’intérêt dont bénéficie la Russie dans la plupart des sphères économiques et politiques, les étudiants diplômés du parcours « espaces russes et post-soviétiques » bénéficient d’un bon niveau d’insertion professionnelle en cela qu’ils sont considérés comme des spécialistes de la zone, mais aussi du secteur d’activité ou de l’objet d’étude auquel ils auront consacré leur année. Les principaux bassins thématiques d’emploi sont le monde de la Défense (Ministère des Armées, renseignement, intelligence économique ou stratégique …), de l’analyse risque-pays, du développement économique ou de l’industrie. Le parcours « espaces russes et post-soviétiques » peut également offrir la possibilité de poursuivre des recherches en doctorat.

COURS DE LA SPÉCIALISATION

  • Natio-genèse post-soviétique : Baltique, Caucase, Asie Centrale (2 ECTS – 15h)
  • Représentations et autoreprésentations géopolitiques de la Russie (3 ECTS – 15h)
  • Russie, une puissance asiatique (2 ECTS – 15h)
  • Grands systèmes politiques Russie – États post-soviétiques – Eurasie (3 ECTS – 24h)
  • Géopolitique du cyberespace russe (2 ECTS – 15h)
  • Du local au global : mobilisations sociales, environnementales, religieuses, sécuritaires et identitaires dans les États post-soviétiques (2 ECTS – 18h)
  • Les États post-soviétiques (2 ECTS – 18h)

Certains cours sont assurés à l’université Paris 10.

Présentation du Master Géopolitique

Modalités de Contrôle des Connaissances 2019/2020

Liste des mémoires soutenus à l’IFG

Pour toutes autres  informations relatives aux études, aux bourses, au logement, à la restauration…  connectez-vous au portail numérique du Ministère : http://www.etudiant.gouv.fr