PREMIÈRE ANNÉE DU MASTER EN GÉOPOLITIQUE

  • Licence de géographie, d’aménagement, de droit, de sociologie, d’anthropologie, d’économie, de langues, d’histoire, de sciences politiques ou toute autre licence comportant 50% d’enseignements fondamentaux du master envisagé.
  • Validation des acquis de l’expérience (VAE).
  • Projet de recherche. La première année est consacrée à l’apprentissage de la méthode par le biais d’une recherche personnelle avec des cartes (apprentissage de la cartographie inclus dans la formation) et des enquêtes de terrain. Il faut donc avoir un sujet qui permette de faire des interviews pour comprendre une situation précise, dans un territoire pas trop grand, sur la France ou n’importe quel endroit dans le monde à condition d’en connaître la langue ou d’être en train de l’étudier et de pouvoir financer le transport ainsi que trois semaines sur place. Ces données linguistiques et financières font donc partie du choix du terrain et donc de l’élaboration du projet de recherche.

Consacrée à l’apprentissage de la méthode géopolitique par l’élaboration d’un travail de recherche personnelle de 100 pages sur un sujet choisi par l’étudiant en accord avec les enseignants, la première année de Master est conçue comme une année d’autonomisation dans le travail et d’acquisition de la méthode sur un cas précis. Passer du stade de la collecte d’information (synthèse des travaux publiés) à celle de la production d’informations nouvelles, insérées et maîtrisée dans un raisonnement géopolitique.

C’est pourquoi les cours de première année sont essentiellement méthodologiques et l’accent est porté sur le mémoire, sur l’apprentissage de l’analyse spatiale, de la cartographie ainsi que de l’enquête de terrain au cours de laquelle l’étudiant est seul avec lui-même.

Trente pages rédigées doivent être rendues à l’issue des trois premiers mois afin de lever l’angoisse de l’écriture si fréquente chez les étudiants et à l’origine de très nombreux abandons. Cette méthode originale a fait ses preuves comme le montre la proportion importante de mémoires achevés chaque année. Les candidats en reprise d’études, inscrits par le biais de la validation des acquis, peuvent ainsi progresser à partir de leur expérience.

Les cours sont concentrés au premier semestre afin de libérer le temps de l’enquête (amenant souvent à des voyages lointains), de la réflexion, et de l’écriture. Un séminaire de suivi de la recherche permet des les encadrer durant le deuxième semestre afin d’éviter les abandons. C’est en lui donnant confiance dans ses capacités à penser et à produire une information que l’étudiant acquiert peu à peu une autonomie efficace qui le prépare à pouvoir assumer des responsabilités dans sa future carrière professionnelle.

LES COMPÉTENCES VISÉES SONT :

  • Analyse spatiale multi scalaire de situations complexes.
  • Approche analytique pluridisciplinaire d’une situation de conflit.
  • Analyse des discours et représentations.
  • Analyse des jeux d’acteurs institutionnels, politiques et économiques et sociaux.
  • Maîtrise critique de la recherche sur Internet. Autonomie dans le travail (le mémoire en M1 est un travail solitaire).
  • Maîtrise de la cartographie. La formation en cartographie, initiale pour les uns, complémentaire pour les autres, est spécifique à la géopolitique en ce sens qu’il s’agit d’orienter la réflexion à partir de l’analyse spatiale et de traduire graphiquement la dimension géopolitique.
  • Maîtrise de l’interview.
  • Maîtrise de plusieurs logiciels.
  • Maîtrise de l’anglais ou de l’espagnol ou de l’allemand ou une autre langue parlée par de nombreux locuteurs.

Enseignements Théoriques et Méthodologiques (19 ECTS – 105h)

Méthodologie de la Recherche (5 ECTS – 30h) Barbara Loyer et Kévin Limonier

Le master de géopolitique de l’IFG est une formation par la recherche. Le cours de méthodologie de la recherche a pour objectif de faire comprendre les attendus des enseignants pour l’élaboration du mémoire de recherche. On y aborde la notion de conflit et de rivalités de pouvoir, l’importance de l’analyse spatiale, ce que sont les « représentations géopolitiques » et comment il faut les introduire dans la réflexion, la recherche sur les acteurs, l’étude de terrain et son articulation avec la bibliographie. Les étudiants sont appelés à présenter l’objet de leur recherche.

Analyse spatiale (5 ECTS – 30h) Jérémy Robine

Le cours d’Analyse Spatiale comporte deux axes. Tout d’abord, il s’agit de faire le point sur des bases relevant de la géographie et de la cartographie : problèmes liés aux projections, à la sémiologie graphique… Dans un deuxième temps, le cours porte sur les outils méthodologiques de l’analyse spatiale en géopolitique (ensembles spatiaux et leurs intersections, articulation des niveaux géographiques d’analyse, représentations spatiales) et leur usage en cartographie géopolitique, y compris dans le cas du diatope. Beaucoup d’exemples sont utilisés, et les étudiants ont la possibilité de présenter des esquisses autour de leur sujet de recherche.

États et Rivalités de pouvoirs (3 ECTS – 15h) Isabelle Saint-Mézard

Épistémologie de la Géopolitique (3 ECTS – 15h) Amaël Cattaruzza

Ce cours présente la pensée géopolitique d’un point de vue historique, en réfléchissant sur les grandes étapes de développement de cette approche et les différences en fonction des lieux de production de cette pensée. Il revient entre autres sur les polémiques associées à la géopolitique classique, et sur la refondation de cette approche dans les années 70. Les écoles plus contemporaines – dont les approches critiques et féministes – seront également abordées. Plusieurs questions sont posées en toile de fond : pourquoi cette pensée se formalise à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle ? quels sont les débats et les controverses qui animent les chercheurs ? quels sont les concepts qui structurent la discipline au cours du temps ? dans quels contextes ont-ils été créés ? A travers cette mise en perspective historique transparaît également une réflexion sur les méthodes, les apports, les limites et les dangers qui caractérisent l’approche géopolitique

Géopolitique et milieux Géographiques (3 ECTS – 15h) Ali Bensaad

Enseignements de Culture Générale Géopolitique (13 ECTS – 150h)

Géopolitique du Maghreb (2 ECTS – 15h) Ali Bensaad

Géopolitique du Monde arabe (2 ECTS – 15h) Ali Bensaad

Géopolitique de l’Amérique Latine (1 ECTS – 15h) Julieta Fuentes Carrera

Géopolitique de la Turquie (1 ECTS – 15h) Ali Bensaad

Introduction à l’étude de la guerre et des conflits armés (2 ECTS -15h) Amaël Cattaruzza

Il n’est pas de période de l’histoire qui n’ait produit son propre type de conflits. L’analyse géopolitique est un des outils permettant d’appréhender la complexité des conflits contemporains. Pour comprendre les enjeux liés et aux conflits armés, il convient également de s’initier à l’analyse stratégique, et plus généralement au vaste champ d’études qu’on classe sous l’appellation anglaise des War Studies. Ce cours introductif sera l’occasion de dresser un panorama large de ce que nous pouvons inclure dans l’étude de la guerre au XXIe siècle : confrontations régulières, irrégulières, ou hybrides, conséquences sociales, politiques, et humaines des conflits, terrorisme, guerres climatiques, ou encore enjeux technologiques des conflits contemporains. Cette présentation sera l’occasion de réfléchir aux grandes tendances de la conflictualité contemporaine

Géopolitique en Asie (1 ECTS – 15h) Isabelle Saint-Mézard

Géopolitique de l’Aménagement (initiation) (1 ECTS – 15h) Philippe Subra

Analyse géopolitique des risques (initiation) (1 ECTS – 15h) Barbara Loyer

Géopolitique du cyberespace et de la datasphère (initiation) (1 ECTS – 15h) Frédérick Douzet

Géopolitique de l’Espace Russe (initiation) (1 ECTS – 15h) Frédérick Douzet

Enseignements Pratiques de la Recherche (6 ECTS – 90h)

Pratique de la recherche (2 ECTS – 30h)

Ce cours annuel de méthodologie permet d’accompagner les étudiants dans leur travail de recherche. Grâce à l’encadrement d’un(e) doctorant(e) et/ou enseignant(e) de l’Institut, les étudiants présentent régulièrement leurs avancements devant leurs camarades et à partager les difficultés méthodologiques qu’ils peuvent rencontrer durant l’année. La méthodologie d’un travail universitaire, le départ sur le terrain et le traitement des données de la recherche sont également abordés durant ce cours.

Stage de cartographie (2 ECTS – 30h)
Initiation au terrain numérique (1 ECTS – 15h)

A l’heure où de plus en plus de nos actions quotidiennes sont digitalisées, les traces numériques disponibles en source ouverte constituent un nouveau champ d’enquête pour le chercheur en géopolitique. L’objectif de ce cours est d’initier les étudiantes et les étudiants à la dimension numérique de l’enquête de terrain, en les formant notamment à des méthodes et techniques issues de l’OSINT (Open Source Intelligence). Il sera notamment question de tirer le meilleur parti possible des traces numériques disponibles en source ouverte afin de documenter un conflit, une stratégie d’appropriation … etc. Plus spécifiquement, les étudiantes et étudiants se familiariseront pendant ce cours avec la théorie des graphes, qui est un outil indispensable à l’analyse des jeux de données relationnelles que l’on trouve partout sur Internet. Ils apprendront, notamment grâce à des travaux de groupe, à lire un graphe, mais aussi à en composer pour les besoins de leurs recherches.

Ce cours est une initiation au cours d’OSINT qui est dispensé en M2 dans la spécialisation cyberstratégie et science des données.

Séminaire de Recherche (1 ECTS – 15h)

1 séminaire au choix :

  • Séminaires de Recherche : Monde arabe
  • Séminaires de Recherche : Géopolitique régionale
  • Séminaires de Recherche : Cyber
  • Séminaires de Recherche : Europe
  • Séminaires de Recherche : Minorités
  • Séminaires de Recherche : Asie
  • Séminaires de Recherche : Aménagement
  • Séminaires de Recherche : Russie
  • Séminaires de Recherche : Datascience

UE Découverte (2 ECTS – 60h)

Anglais en Géopolitique (1 ECTS – 30h)

Ce cours a pour objectif de développer les cinq compétences en langue anglaise (CECRL : compréhension écrite, compréhension orale, expression écrite, expression orale, interaction) à travers l’étude de thématiques géopolitiques contemporaines. A côté de cours de géopolitique générale, permettant aux élèves de travailler en langue anglaise sur des questions proches de l’actualité, plusieurs groupes sont dédiés chaque année à des thématiques géopolitiques spécifiques.

EC Libre (1 ECTS – 30h)

Mémoire (20 ECTS)

Mémoire d’une centaine de pages, Recherche personnelle, enquêtes de terrain, conception et réalisation de cartes.

  • Les étudiants de master première année doivent se concentrer sur la rédaction de leur mémoire. Le stage est donc déconseillé à moins qu’il se déroule dans l’institution ou l’organisme étudié, permettant ainsi d’accéder à des sources de première main.

Pour toutes autres  informations relatives aux études, aux bourses, au logement, à la restauration…  connectez-vous au portail numérique du Ministère :  http://www.etudiant.gouv.fr